Bio

Biographie

Je suis Stéphanie L’Heureux. J’ai 20 ans et je suis originaire de Sainte-Thérèse. En 2019, j’ai obtenu un diplôme d’études collégiales en arts visuels au Collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse. Je suis présentement en deuxième année au baccalauréat en arts visuels et médiatique, profil création, à l’Université du Québec à Montréal. Je participerai du 15 au 28 Janvier 2021 à l’exposition en ligne Paramètre XX, exposition des étudiant(e)s en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ma pratique artistique s’inscrit dans le mouvement post-internet. Je travaille principalement la photographie, le vidéo, le textile, la performance, le dessin, l’image de synthèse et la programmation web. Le fil conducteur de ma démarche artistique est la relation spirituelle et émotionnelle de l’humain envers la technologie.

 

Démarche artistique

Je suis une artiste multidisciplinaire en processus d’expérimentation. Ma recherche consiste en une réflexion introspective sur la technologie, les images médiatiques de la culture populaire et le féminisme. La culture internet forge mes compositions picturales par les images virales qui circulent en ligne et le surplus d’information cognitif qu’elles génèrent.

Particulièrement en photographie, je m’intéresse à la disposition des corps dans l’espace, virtuels ou organiques, dans des positions improbables. Je compose des natures mortes où la trace de l’humain transcende des objets technologiques domestiques. La relation entre l’humain et la technologie se veut au centre de ma pratique artistique.

Quant à ma pratique multidisciplinaire, elle me permet d’aborder des questionnements liés à l’immersion virtuelle, à la surexposition aux écrans, en passant par la peinture, le dessin et les arts numériques. J’expérimente ainsi des manières de représenter métaphoriquement un état immersif, le flow, causé par une séance de jeu vidéo ou une activité dans un réseau social. Par une symbolique numérique de l’eau, je représente un état immersif hypnotique. Par ailleurs, la représentation virtuelle de la nature me fascine, car elle soulève le besoin chez l’humain d’imiter la nature, et les technologies de réalité virtuelle et des jeux de simulation sont des moyens d’y parvenir.

Mon travail féministe le plus récent inclut une réappropriation des techniques de broderie et de patchwork, que je mets en parallèle avec l’esthétique de la culture punk et de la culture du mème. La stratégie de diffusion du discours féministe en ligne me sert comme point de départ esthétique et contextuel pour la réalisation de cette part de ma démarche artistique.